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aurait pu nous trahir, et nous étions trop avides d’entendre…

Pendant ce temps je parcourais par de voluptueux attouchemens les appas de ma belle Julienne, ma main caressait tour à tour son sein brûlant et sa cuisse divine. Par dessus ses vêtemens légers, je parcourais et je pressais avec une amoureuse avidité ses charmes les plus secrets, aucun n’échappa à mes ferventes recherches ; mais j’abandonne cette digression déjà trop longue pour revenir à nos amans.

Lisette est prête de succomber, du désir elle sent l’ivresse ; enfin je la vois presque nue entre les bras de son amant… Il se montre dans le même état qu’elle. Il presse son braquemart fougueux vers cet antre si salutaire. Lisette se débat mais garde le silence ; il ne lui échappe que des soupirs et quelques fois ces mots,