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temps, sur les visites et plus encore la mauvaise nuit que j’avais passée ; tous ces faux fuyans furent reçus pour ce qu’ils valaient et la paix entre nous ne tarda pas à être faite.

On servit le déjeûner dans un appartement, où je n’avais point encore entré ; les meubles et les décorations ne laissaient rien à désirer par leur magnificence ; il n’y manquait que les lustres ; ils n’étaient point encore apportés, les cordons de soie pour les suspendre étaient déjà tous disposés, nous nous mîmes tous deux à table ; Henriette seule resta pour nous servir ; de temps à autre Constance me fixait, avec des regards pétillans d’amour ; elle était de feu, et moi j’étais de glace, souvent elle voulait un baiser, je le lui donnais ; ses lèvres étaient brûlantes de désirs, puis elle me dit : Tu ne devinerais jamais, mon bon ami, quel propos