Page:Léonard de Vinci - 14 manuscrits.djvu/294

Cette page n’a pas encore été corrigée


270 LES MANUSCRITS DE LEONARD DE VINCI

raient, les danseurs s'arrêteraient, à moins que l'un tournât à l'Orient et l'autre au Septen- trion.

57 r.

Ils disent que les étoiles ont une lumière propre, alléguant que s'il n'en était pas ainsi pour Vénus et Mercure, quand elles s'inter- posent entre notre œil et le soleil, elles obscurciraient autant du soleil qu'elles en couvrent pour notre œil.

Ceci est faux, l'ombreux placé dans le lumineux est entouré par les rayons externes et reste invisible. Quand on voit le soleil à travers les rameaux, à longue distance, les ra- meaux n'occupent aucune partie du soleil. Cela se voit pour les planètes qui, quoique sans éclat, ne masquent rien du soleil à notre vue.

Ils disent que les étoiles brillent d'autant plus qu'elles sont au-dessus de nous, et que si elles n'ont pas de lumière propre, l'ombre que fait la terre, entre elles et le soleil, les obscurcirait, ces étoiles ne voyant pas le corps solaire et n'en étant pas vues. Ils n'ont pas considéré que l'ombre pyramidale de la terre

�� �