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que sa fille aînée avait seule des droits à sa fortune, il fut vivement interrompu par Caroline, qui d’abord embrassa Amélia avec transport. « Quoi donc, s’écria-t-elle, la pauvre Caroline qui ne doit son existence qu’aux vertus de sa sœur, serait dans la prospérité, tandis qu’Amélia serait malheureuse ! Non, mon père, vous ne voulez pas humilier Caroline, et elle deviendrait odieuse à elle-même et au monde entier. Vous avez deux filles, Milord ; le bien de ma mère vous appartient ; qu’il soit partagé entre toutes deux. À ce prix, j’accepte