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Page:Jules Verne - L’Île mystérieuse.djvu/120

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l'île mystérieuse.

Les colons fabriquèrent une poterie commune. (Page 118.)

« Eh ! qu’est-ce cela, monsieur Cyrus ? demanda Pencroff. Bonté du ciel ! Est-ce du tabac ?

— Non, répondit Cyrus Smith, c’est l’artemise, l’armoise chinoise pour les savants, et pour nous autres, ce sera de l’amadou. »

Et, en effet, cette armoise, convenablement desséchée, fournit une substance très-inflammable, surtout lorsque plus tard l’ingénieur l’eut imprégnée de ce nitrate de potasse dont l’île possédait plusieurs couches, et qui n’est autre chose que du salpêtre.

Ce soir-là, tous les colons, réunis dans la chambre centrale, soupèrent convenablement. Nab avait préparé un pot-au-feu d’agouti, un jambon de cabiai aro-