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Page:Jules Verne - L’Île mystérieuse.djvu/105

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les naufragés de l'air.

De là ils aperçurent une fumée... (Page 106.)

l’ingénieur, silencieux la plupart du temps, et ne s’écartant de sa route que pour ramasser, tantôt une chose, tantôt une autre, substance minérale ou végétale, qu’il mettait dans sa poche sans faire aucune réflexion.

« Que diable ramasse-t-il donc ainsi ? murmurait Pencroff. J’ai beau regarder, je ne vois rien qui vaille la peine de se baisser ! »

Vers dix heures, la petite troupe descendait les dernières rampes du mont Franklin. Le sol n’était encore semé que de buissons et de rares arbres. On marchait sur une terre jaunâtre et calcinée, formant une plaine longue d’un mille environ, qui précédait la lisière des bois. De gros quartiers de ce basalte qui, suivant les expériences de Bischof, a exigé, pour se refroidir, trois cent