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LAISSEZ-MOI !



Laissez-moi, laissez-moi dans ce charmant asile ;
Laissez-moi vivre ainsi, vivre seule et tranquille
Loin du bruit des cités ;
Laissez à mes regardes ces visions chéries,
Laissez à mes pensées des molles rêveries
Les sommeils enchantés !

Laissez-moi quelques jours ; car je ne veux entendre
Que le souffle léger, harmonieux et tendre
Qui parle sur ces monts ;
Éloignez, pour un temps, de moi les voix humaines
Qu’enflent la jalousie et les haines mondaines :
Ici nous nous aimons !