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Page:Isis Copia - Fleurs de rêve, 1911.pdf/68

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LE PRINTEMPS S’ENDORT



Tu t’assoupis, Printemps, dans un tendre sommeil ;
Sur ta lèvre entr’ ouverte un sourire vermeil
Se meurt en sa dernière extase ;
Et ta belle paupière alanguit lentement
De ses cils languissants le dernier battement
Et tu t’endors… l’été t’écrase !

Bientôt de ton départ sera sonné l’adieu
Et ton âme en partant retrouvera son Dieu
Aux hautes sphères azurées ;
Nous ne goûterons plus tes exquises fraîcheurs,
Plus d’azur amoureux, plus de câlines fleurs,
Plus de romances murmurées…