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Page:Isis Copia - Fleurs de rêve, 1911.pdf/61

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Oh ! les douceurs de l’heure brune !
De deviner au ciel la lune
Quand l’azur est encor serein !
Oh ! la brise qui vous caresse !
Oh ! la chère ombre qui vous presse
Contre son chaste et moelleux sein !

Oh ! les mille voix soupirent
Lorsque les longs stratus expirent
Quand le jour finit de mourir !
Oh ! l’or des paupières lointaines
Des étoiles qui dans les plaines
D’azur commencent à s’ouvrir !

Oh ! les rêves du crépuscule
Quand l’ombre de la nuit circule
Que les oiseaux ne chantent plus !
Ô tendresse ! quand la pensée
En rythmes divins cadencée
Murmure de ces mots voulus…

Quand le toit des maisons s’efface,
Que l’œil, inquiet, perd la trace
Du Moukattam dans le lointain ;
Quand a l’entour tout, calmé, rêve,
Du cœur un cantique s’élève
Au Dieu du soir et du matin :