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Qu’a-t-il besoin des vains flatteurs ?
Sa joie est toute personnelle :
Qu’on veuille approuver mes labeurs
Ou qu’on dise : ce n’est pas d’elle,
J’élancerai les ailes d’or
De ma Muse jeune et timide :
Dans le sein de l’azur limpide
Je fixerai son doux essort.

Quand d’autres Muses lui sourient
Elle partage leur frisson,
Les notes de son luth varient
Devant le si vaste horizon :
Tantôt c’est le printemps qui passe
Grondant son hymne triomphal,
Tantôt c’est un chant automnal
Traînant d’échos que rien ne lasse…