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UN DÉPART



I


Entre le double azur de la mer et des cieux
Pas un cri, pas un son qui se fassent entendre,
Rien ne semble passer ou monter ou descendre
Dans l’espace silencieux,

Rien, que ces être bleus qui s’échappent des vagues
Pour danser des rondeaux invisibles dans l’air,
Puis, s’unissant aux flots, mèlent à leur concert
Leurs plaintes lasses et si vagues

Tout, tout songe là-bas dans l’espace sans fin :
Le flot longe le flot, l’onde voit naître l’onde,
Et la brise absorbe en l’écume vagabonde
Son front rêveur…