Page:Ibsen - Peer Gynt, trad. Prozor, 1899.djvu/219

Cette page a été validée par deux contributeurs.
186
PEER GYNT

des tombeaux, et les bords de ces fjords qui débouchent sur l’Océan, c’est donc là… (Au capitaine.) Les maisons y sont rares ?


LE CAPITAINE

Oui. Les enclos sont clairsemés.


PEER GYNT

Serons-nous arrivés avant le jour ?


LE CAPITAINE

Je l’espère, si la nuit n’est pas trop mauvaise.


PEER GYNT

Il y a d’épais nuages du côté du couchant.


LE CAPITAINE

Oui.


PEER GYNT

Dites donc ! vous me rappellerez avant d’aborder, que je compte faire de petites largesses à l’équipage.


LE CAPITAINE

Merci !


PEER GYNT

Ce ne sera pas grand’chose. J’ai été chercheur d’or, mais ce que j’ai trouvé, je l’ai reperdu. La fortune et moi, nous sommes dans de mauvais termes. Vous savez ce que j’ai déposé à bord. C’est tout. Le reste est au diable.