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Page:Hugo - La pitié suprême, 1879.djvu/137

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Quand donc tous les enfers s’évanouiront-ils ?
Quand, ayant un rayon sous chacun de ses cils,
L’aube apparaîtra-t-elle, après tant d’affreux rêves ?
Quand se lèvera-t-il, ce jour saint où les Grèves,
Les Tyburns monstrueux, les hideux Montfaucons
S’écrieront sous les cieux pleins d’astres : Abdiquons !
Dieu ! quand luira l’aurore et le siècle, la vie,
La paix, la joie ouvrant le ciel qui nous convie,
La liberté splendide aux regards enivrés ?
Oh ! brisez tous les fers, Dieu vivant ! délivrez
Le bourreau du supplice et le tyran du trône !

                                  *