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Page:Hugo - La pitié suprême, 1879.djvu/113

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Comme cela s’appelle un roi, comme c’est né
Fleurdelysé, béni, harangué, couronné,
Dans un berceau semé d’abeilles, à Versailles,
C’est bien, c’est le damné ; vous serez sans entrailles !

                                  *

Regardez-les, sont-ils assez épouvantés !
Les Transtamares sont l’un par l’autre guettés,
Et chacun d’eux, tremblant sans pouvoir s’en distraire,
Met la main au poignard sitôt qu’il voit son frère ;
Alonze va changeant de,chambre chaque nuit ;
Louis onze grelotte et maigrit ; Henri huit
Fait fouiller tous les soirs son lit à coups d’épée ;
Rustem est une brute à tuer occupée,
Lisant dans tous les yeux d’implacables desseins
Et dans tous les passants rêvant des assassins.

                                  *