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ACTE III, SCÈNE I. 309 L’HUISSIER. Monsieur Rousseline est là Désignant la porte bâtarde. qui attend que monsieur soit rentré. L’huissier pose le flambeau sur la cheminée et y prend un plateau d’argent chargé de lettres qu’il présente au baron de Puencarral. Le baron de Pucncarral y jette un coup d’oeil. Une lettre à large enveloppe et à grand cachet rouge attire son attention. LE BARON DE PUENCARRAL. Qu’est-ce que c’est que cette lettre } Il examine le cachet. Préfecture de police. S’interrompant. Que peut me vouloir la préfecture de police } Il décacheté la lettre. Il lit : Cabinet du préfet. Police secrète. Accidents et suicides. Il lit la lettre en silence. — Haut à l’huissier. Je dois avoir encore du monde ici dans les bureaux. ? Les employés du service du soir ne doivent pas être partis . ? L’HUISSIER. Ils sont là, monsieur. Ils ne partent qu’à dix heures. LE BARON DE PUENCARRAL. Monsieur Edgar Marc n’est-il pas de semaine dans le bureau du soit ? L’HUISSIER. Oui, monsieur. LE BARON DE PUENCARRAL. Qu’on voie s’il est venu au bureau. S’il y est, qu’on me l’envoie sur-le-champ. S’il n’y est pas, qu’on aille où il demeure s’informer de lui. L’huissier vide sur le bureau le plateau chargé de lettres, puis se dirige vers la porte