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IJl MILLE FRANCS DE RECOMPENSE.

M. DE PONTRESME.

C’est une faute. Tu n’auras jamais de femmes. LE VICOMTE DE LÉAUMONT.

Bah ! plus on a d’argent . . .

M. DE PONTRESME.

Fi ! — Mais regarde-moi ça, la Roulette. Deuxième tableau, toujours les deux couleurs de Belzébuthj noir, rouge, et la triple colonne des chiffres au milieu, ayant à sa droite et à sa gauche, rangés par quatre, les huit compartiments de la destinée : primo, manque, impair, passe, noir. Secundo, manque, impair, passe, rouge. Et en bas, sous chaque colonne : douze un, douze deux, douze trois. Et cela se répète de l’autre côté ! Qu’en dis-tu, nourrice.’* — Ah ! ça, maintenant, c’est bon, me voilà en chevalier, mais il faut que je choisisse un casque un peu farce. — Garçon ! des casques.

Un garçon costumier apporte des casques de formes diverses et excessives sur une table, têtes d’animaux, panaches extravagants, etc. Ah ! d’abord serrons mes deux tableaux. Ils vont me servir tout à l’heure. Où donc est la poche de ma cuirasse } Il cherche et finit par retrouver dans son costume la poche d’où il a tiré les deux cartes. Il les y remet. Il essaie un des casques. Que dis-tu de cette gueule de veau } LE VICOMTE DE LÉAUMONT.

Elle est bien.

M. DE PONTRESME.

Dessous, à visage découvert, j’ai l’air noble. Entre M. Barutin. Il arrive par le quai, se dirige vers le fripier et ouvre la porte qui est au centre de la devanture vitrée. Il est .en habit de ville. M. DE PONTRESME.

Tiens, te voilà, Barutin. ?

M. BARUTIN.

Barutin lui-même.

M. DE PONTRESME.

Tu viens au Bal des Neuf Muses . ?