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Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Histoire, tome I.djvu/168

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bons professeurs s’en vont, il n’y aura plus de bons élèves ? En médecine particulièrement, ceci est grave. Que deviendront les malades ? Qui, les malades ? il s’agit bien des malades ! L’important est que la médecine prête serment à M. Bonaparte. D’ailleurs, ou les sept millions cinq cent mille voix n’ont aucun sens, ou il est évident qu’il vaut mieux avoir la cuisse coupée par un âne assermenté que par Dupuytren réfractaire.

Ah ! on veut en rire, mais tout ceci serre le cœur. Etes-vous un jeune et rare et généreux esprit comme Deschanel, une ferme et droite intelligence comme Despois, une raison sérieuse et énergique comme Jacques, un éminent écrivain, un historien populaire comme Michelet, prêtez serment ou mourez de faim.

Ils refusent. Le silence et l’ombre où ils rentrent stoïquement savent le reste.