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joie cette occasion d’exprimer à Madame Hipp. Lucas et à votre charmante belle-fille mademoiselle Alphonsine toute ma reconnaissance pour leur gracieuse hospitalité envers Madame Victor Hugo pendant son séjour à Paris. Vous avez, mon cher confrère, votre bonne part de cette reconnaissance. Prenez-la, et trouvez bon que je mette aux pieds de ces dames mes hommages les plus empressés.

Votre vieil ami.

Victor Hugo[1].


À Paul Meurice.


H.-H., 2 juin.

Tout ce que vous avez arrangé pour Ruy Blas est excellent, et votre amitié est, comme toujours, ma providence. Continuez-moi cette providence pour le deuxième volume de Paris-Guide, je m’en repose sur vous, et ne lis plus. D’ailleurs vous savez mieux que moi ce qui convient, ce qui me convient. Hernani est un peu singulièrement retardé, notre cher Auguste est là qui veille, malgré ses rhumatismes, et je suis tranquille. Cela n’empêche pas les correspondants des journaux belges de dire que le gouvernement me réserve un chien de sa chienne. Le chien, c’est le sifflet, et la chienne, c’est la police. — Mais si vous m’aimez, qu’est-ce que cela fait ?

à vous, du fond de tout ce que j’ai de meilleur.

V.

Je mets à la poste sous bande à votre adresse un Courrier de l’Europe contenant une page de moi sur l’Irlande et les condamnés. Vous me direz si ce journal vous est parvenu, nonobstant Vandal[2].


À Jules Claretie.


5 juin.
Mon jeune et cordial confrère,

Quand un homme fait ou essaie de faire, comme moi, une œuvre utile et honnête en présence et à l’encontre de l’immense mauvaise foi, maîtresse du monde, les haines sont acharnées autour de lui, et, point de mire de toutes les fureurs, il sait gré aux intrépides qui viennent dans cette mêlée

  1. Collection Charles Pelliot.
  2. Vandal était conseiller d’État et directeur général des postes.