Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome III.djvu/43

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



Au lieu de

De ta suite


il faut dire :

Oui, tu dis vrai. J’en suis,

J’ôterai le coup de poignard et la dague de Tolède, et je vous enverrai les variantes. Beauvallet, à ses heures, disait le vieillard stupide, et tantôt était sifflé, tantôt écrasé d’applaudissements. J’aime que M. Delaunay ait cette bravoure. Dites-le lui de ma part.

La variante bête et sans danger qu’il faut savoir est :

Ciel ! qu’as-tu fait ? il l’aime !

Comme je vous remercie de me remercier ! Quel ami vous êtes ! — Vous recevrez de ma part la visite d’un anglais, le capitaine Trench, fils de l’archevêque de Dublin, que je vous recommande. Pelletan, votre ami et le mien, demande deux places pour Hernani. J’apostille. J’apostille aussi nos excellents amis du Hanneton duce Amédée Blondeau.

Voulez-vous être assez bon pour transmettre cette lettre le plus tôt possible. — Et encore merci à jamais. — Guérissez votre rhumatisme, quoique vous ayez dit :

Mon bras rhumatismal
N’est vraiment pas trop mal.

V.[1]


Au même[2]


H.-H., dim. 12 mai.

Est-il vrai (dire des journaux) qu’au Théâtre-Français, ils ne comprennent point le s’agît-il pas de vous (2e acte) ? ils ne sauraient donc pas la bonne vieille langue française ? cela veut dire : quand même il ne s’agirait pas de vous, et cela le dit mieux. L’accent circonflexe sur s’agît eût dû les éclairer. Du reste, vous étiez là, et vous êtes maître de français comme de tout.

J’ai ôté dague de Tolède, voici la variante :

doña sol.
Duc…
don ruy gomez.
Ah ! jeunesse indigne, obscure, inoccupée !

Écuyers, mon poignard, ma hache, mon épée !

(à Hernani et don Carlos.)
Et suivez-moi tous deux !
  1. Bibliothèque Nationale.
  2. Inédite.