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comme la joie. Il est l’autre aspect de l’amour. L’amour est voluptueux, oui, mais il est mystérieux. De là son immensité.

Vous m’avez adressé de bien beaux vers. Tout votre livre est un hymne éclatant. Courage. Je salue votre jeune et noble esprit.

Victor Hugo[1].


À Auguste Vacquerie[2].


H.-H., 10 juillet.

Cher Auguste, c’est à moi de vous remercier, non seulement de ce que vous dites pour moi, mais de ce que vous dites pour tous. Des pages comme les vôtres sont des actes. Tous les jours votre plume livre et gagne la bataille de la vérité. Ô puissant lutteur, courage !

V.

Mes hommages et toutes mes espérances à mesdames Lefèvre. Ernest Lefèvre sera certainement mis en liberté[3]. Cette fois, les gens de Versailles se contenteront d’avoir été bêtes. — Féroces sera pour une autre occasion. — Que je voudrais vous serrer la main ! À bientôt, n’est-ce pas ?[4]


À Paul Meurice[5].


H.-H., 11 juillet.

Doux ami, décidez. Mme Jane Essler m’écrit pour me demander Jane. Vacquerie l’appuie. Si c’est votre avis, et si les directeurs du théâtre l’agréent, je lui donnerais bien volontiers le rôle. Si vous croyez le oui possible, soyez assez bon pour lui transmettre (r. de Miromesnil, 86) la lettre que voici.

Que vous êtes bon de m’avoir envoyé déjà tous ces détails sur la salle de la Convention[6]. Si c’est le théâtre que j’ai vu et où j’ai assisté à une représentation, il n’était pas immense comme le croit M. Challamel, ni petit comme le dit Michelet. Mais est-ce la même salle ? j’en doute.

À vous profondément.
V.[7]
  1. Communiquée par M. Roger Lafagette.
  2. Inédite.
  3. Ernest Lefèvre avait été arrêté le 28 juin 1873 sous l’inculpation de participation à la Commune.
  4. Bibliothèque Nationale.
  5. Inédite.
  6. Pour un chapitre de Quatrevingt-treize.
  7. Bibliothèque Nationale.