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Sur lesquels Meurice m’écrit que tu as prélevé

chez lui 1 500 fr.

Reste dû par moi 4 850

que je t’envoie sous ce pli en un bon sur Paul Meurice.

Tu vas de mieux en mieux, vous allez nous arriver, mes bien-aimés enfants, et vous pourrez économiser ici presque tout votre trimestre. Économie pour vous, bonheur pour moi, ce sera agréable pour tout le monde. Écrivez-moi votre arrivée huit jours d’avance pour que Hauteville-house fasse son branle-bas de bienvenue.

Je t’embrasse tendrement, mon Victor, et notre chère Alice, et nos deux petits anges dans lesquels mon Charles revit. À bientôt, à tout de suite. Ces dames vous appellent à grands cris.

Vous aurez soin, n’est-ce pas, d’acquitter le loyer de la rue Drouot avant votre départ ?

Je t’embrasse encore, mon fils bien-aimé[1].


À Messieurs Kitt et Larochelle[2].


Hauteville-House, 29 juin 1873.

Messieurs, j’ai reçu votre honorable et excellente lettre. M. Paul Meurice, mon ami, qui a passé quelques jours chez moi, veut bien se charger de vous porter cette réponse. J’accepte la distribution que vous m’offrez, sauf les améliorations qu’elle peut comporter, et que vous pourrez faire d’accord avec M. Paul Meurice[3]. Quant aux questions de droits et d’intérêt, je souscris d’avance à tout ce qui sera convenu à ce sujet entre M. Paul Meurice et vous.

Croyez à ma vive cordialité.

Victor Hugo[4].


À Paul Meurice.


H.-H., 3 juillet 1873.

Cher Meurice, je suis votre débiteur. Voulez-vous me permettre d’augmenter ma dette de 50 francs que je vous prie de remettre à M. Millaud, représentant. Il s’agit d’aider Mme Rastoul à aller rejoindre son mari[5].

Pardon et merci.

Victor Hugo.
  1. Bibliothèque Nationale.
  2. Inédite.
  3. L’état de siège était en vigueur et le général Ladmirault interdit la représentation.
  4. Collection Leven.
  5. Rastoul était déporté. — Le bon a été touché par M. Rastoul fils.