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fonde page où vous avez mêlé tant de vraie certitude philosophique à la plus haute critique littéraire. Je suis vieux et vous êtes jeune ; ceci ajoute pour moi un prix de plus à votre applaudissement. Je suis de ces partants qui aiment les arrivants. Recevez mon plus cordial serrement de main.

Victor Hugo[1].


À Paul Meurice[2].


H.-H., 26 février.

Aujourd’hui, anniversaire de ma naissance, le Peuple Souverain m’apporte le vraiment beau sonnet de M. Barillot. Cher Meurice, voulez-vous être assez bon pour lui offrir de ma part un exemplaire de Marion de Lorme avec le billet que voici. J’y ajoute, pour d’autres, quelques pages-frontispices. Si j’avais d’autres omissions à réparer, je compte sur votre bonté pour me les signaler. — J’ai reçu le ballot d’exemplaires. — Que votre Jeanne devient émouvante ! L’intérêt va croissant à chaque ligne. Cette embuscade pétrifiée est superbe. Ô mon doux ami, vous lire et vous voir, voilà les deux bonheurs de mon esprit et de mon cœur[3].


Au même[4].


H.-H., 28 février.

Comme toujours et en tout, vous avez raison.

Faites donc, cher ami, toutes les suppressions que vous indiquez, excepté pourtant Jean Aicard et Blémont, qui ont fait des articles dans l’Égalité et dans la Renaissance. N’est-ce pas votre avis ? Je n’ai pas reçu l’article de la République française. Voici du reste l’en-tête pour M. Ranc[5], avec tous les autres que vous me demandez. Vous recevrez presque en même temps que cet envoi une prière que je vous adresse de donner pour moi 100f à M. Amédée Blondeau. Il est un peu gêné en ce moment, et malade. — Debonnay n’a pas fait d’article. — Ô mon ami, voici le

  1. Collection Louis Barthou.
  2. Inédite.
  3. Bibliothèque Nationale.
  4. Inédite.
  5. Ranc, pendant ses études, prit part aux manifestations contre l’empire. En 1853, il fut condamné à un an de prison, puis déporté, comme ayant participé à un attentat contre l’impératrice ; il s’évada, se cacha en Suisse et revint en France à l’amnistie de 1859.