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d’instants devant moi, et je les dois au devoir, qui est le travail. Pourtant à de certains moments, je sens que je ne puis me priver et me dispenser de voir des hommes tels que vous. J’en chercherai et j’en trouverai le moyen, et en attendant aimez-moi comme je vous aime, cher grand penseur combattant !

V. H.[1]


À Paul Meurice[2].


H.-H., 16 octobre.

Je reçois votre lettre. Ne pas vous voir ! voilà de nouveau mon horizon refermé. Et puis, irai-je à Paris cet hiver ? On a beau jouer là-bas Marion Delorme, je suis ici en proie au travail. — Mon intérêt et mon bonheur seraient à Paris ; mon devoir est ici. — Il est donc probable que je resterai. J’aurai pour me consoler Lahire et le livre de notre cher Auguste[3]. Quant à Triboulet, j’incline vers Dumaine d’après ce que vous me dites ; mais il me semble que rien ne presse encore[4].

Je vous écris en hâte. Je n’ai plus là mes deux petits. Je suis triste. Aimez-moi toujours un peu.

Tuissimus.
V.[5]


À Monsieur Charles Valois[6].


Mon honorable et cher confrère,

Votre lettre cordiale m’est arrivée hier samedi, et le dimanche anglais ne permet pas aux lettres de partir demain. Vous n’aurez donc pas ma réponse aujourd’hui. Certainement, je m’associe à votre œuvre patriotique[7], et je vous enverrai les quelques vers que vous voulez bien désirer ; mais je n’ai en ce moment de prêtes à paraître que des pièces ajournées de l’Année Terrible ; cependant, je vais chercher, car je suis un peu hors des vers, mon travail

  1. Archives Spoelberch de Lovenjoul.
  2. Inédite.
  3. Mes premières années de Paris.
  4. Le Roi s’amuse était demandé par le théâtre de la Porte-Saint-Martin.
  5. Bibliothèque Nationale.
  6. Président de la Société des Gens de Lettres.
  7. La Société des Gens de Lettres préparait un recueil destiné être vendu au profit des Alsaciens-Lorrains.