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vous prie de l’épargner. Le cheval est chez M. Deligne, avenue Malakoff, 16. Vingt-quatre heures de sursis sont accordées. Un mot de vous suffit pour changer ce sursis en grâce. Ce mot, vous le direz ; et en le disant, vous sauverez une vie et vous ferez plaisir à deux poëtes, Gautier et moi.

Je vous remercie d’avance par mon plus cordial serrement de main.

Victor Hugo[1].


1871.


À Edgar Quinet[2].


8 janvier.

Cher Quinet, les bombes tombent chez vous, je les attends chez moi. Je ne crains rien pour vous qui êtes un de ceux sur qui Dieu veille, mais j’ai besoin de vous envoyer mon plus tendre serrement de main, ainsi qu’à votre noble femme.

Tuus.
Victor Hugo[3].


À Auguste Vacquerie[4].


6 février.

Cher Auguste, je vais faire le relevé des chiffres de notre pauvre caisse de secours, n’osant pas vous donner la peine de le faire. Je ne sais plus trop où elle en est, mais mes petites paperasses sont en règle. Dans tous les cas, je ne crois pas grever trop le reliquat en vous priant de remettre 20 francs sur cet argent des victimes de la guerre à la personne qui vous portera ce mot.

À vous.

Victor Hugo[5].


À Paul Meurice.


Bordeaux[6], 18 février.

Cher Meurice, voici ma première minute de loisir, elle est pour vous, pour madame Meurice, pour Auguste Vacquerie. Ah ! que vous me man-

  1. Lucien Delabrousse.Joseph Martin et son temps.
  2. Inédite.
  3. Bibliothèque Nationale. — Nouvelles acquisitions françaises.
  4. Inédite.
  5. Collection Pierre Lefèvre-Vacquerie.
  6. Victor Hugo était parti, avec ses deux fils, pour l’Assemblée de Bordeaux, dont il était membre.