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À Madame la Comtesse de Gasparin[1].


Hauteville-House, 5 avril 1869.

Enfant, j’ai vu l’Espagne, j’étais avec ma mère, guide et lumière ; vieux, je la revois, et je suis avec vous. Madame, qui, par l’âge, seriez ma fille, mais qui, par l’esprit, êtes aussi une lumière et un guide.

Vous avez l’art profond et charmant de mêler les deux voyages, le voyage dans le pays, et le voyage dans l’idée. Vous faites penser en même temps que vous faites voir. Je vous remercie des belles heures que m’a données votre livre excellent, tendre et fort, et je mets à vos pieds mes respects.

Victor Hugo[2].


À Auguste Vacquerie[3].


H.-H., 8 avril.

Cher Auguste, j’ai enfin une communication de M. Lacroix, je vous ai dit que je lui ferais passer par vous ma réponse ; la voici. Voulez-vous la lui remettre le plus tôt possible (après l’avoir communiquée à Paul Meurice). Peut-être penserez-vous qu’il suffirait, pour toute protestation, de publier cette lettre-ci (du 8 avril). Pourtant je trouvais utile de rectifier le faux prix (50 000 francs) et de souligner mon dédain des tribunaux. D’un autre côté, c’était, pour Lacroix, un peu dur ; cette lettre-ci, plus douce, irait peut-être aussi bien au but. Faites tous deux pour le mieux. Je m’en remets à vous.

Merci et à vous. De todo corazon.


Soyez assez bon pour m’écrire quel jour je puis tirer sur M. Lacroix pour les 100 000 fr (veille de la mise en vente). Vous l’avez prévenu, n’est-ce pas ?

J’attends aussi l’épreuve de la préface. Il n’y a plus qu’à paraître[4].


À Albert Lacroix.


Hauteville-House, 8 avril 1869.
Mon cher monsieur Lacroix,

Votre lettre du 14 mars et votre lettre du 3 avril me sont arrivées ensemble, hier soir, 7 avril, sous la même enveloppe.

  1. En recevant son livre : À travers les Espagnes.
  2. G. Barbey-Boissier. - La Comtesse Agénor de Gazparin.
  3. Inédite.
  4. Bibliothèque Nationale.