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À la princesse Sophie Galitzine[1].


Bruxelles, 13 7bre.

Vous êtes, madame, une âme charmante et une grande âme. Vos larmes consolent les miennes. L’amie inconnue devient désormais l’amie préférée. C’est votre cœur que vous m’envoyez ; je l’accepte, attendri. Je pleure, mais celle qui est morte, grande âme aussi, vous sourit. Je me mets à vos pieds.

Victor Hugo[2].


À Charles. À François-Victor[3].


24 [septembre 1868], 8h du matin.

Chers enfants, je vous transmets cette dépêche qui m’arrive[4]. Voyez ce qu’il y a à faire.

Tendre embrassement.

V.

Une conversation entre nous eût été utile avant le retour de M. Alb. Millaud. Rien n’est possible sans Meurice et Vacquerie. L’Hôtel de la Poste attend demain à dîner notre cher Henri Rochefort[5].


À Amédée Pommier[6].


5 octobre.

Je viens de lire vos vers dans la Liberté. J’ai rêvé, pleuré, je vous écris. Je sens que je vous aime bien. Comme votre grande âme parle de cette grande âme ! Cher poëte, vous dites tout avec une exquise originalité et une émotion profonde. Vous êtes puissant et familier, comme tous les vrais poëtes. Je vous loue, je devrais me borner à vous serrer la main, mais je ne puis

  1. Sophie Galitzine, après la mort de son premier mari, était venue à Paris en 1863 et s’était remariée en 1873. Elle mourut à Paris, en 1888.
  2. Communiquée par la Société pour les Relations culturelles entre l’U. R. S. S. et l’étranger.
  3. Inédite.
  4. La dépêche était de Mme Jules Simon qui avertissait qu’elle serait à Bruxelles le 27. Elle devait être la marraine de Georges Hugo, Henri Rochefort étant le parrain. Le baptême eut lieu le 3 octobre.
  5. Bibliothèque Nationale.
  6. Inédite.