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finisse. Après quoi j’irai vous trouver ou je vous écrirai pour vous demander un jour de causerie et d’effusion. Je suis allé vous voir, il y a quelque temps. L’avez-vous su ? Oh ! Sainte-Beuve, deux amis comme nous ne doivent jamais se séparer. Ils font une chose impie. Je suis bien profondément à vous, allez[1].


À Sainte-Beuve.


28 août [1833].

Je veux seulement vous dire, mon ami, que je travaille, que je pense à vous, que je suis à vous du fond du cœur.

À bientôt. Aimez-moi.
V.[2]


À Sainte-Beuve.


1er octobre [1833], aux Roches.

Je vous écris de la campagne, mon ami, mais je serai à Paris lundi prochain, 7. Plusieurs de nos amis me demandent ma pièce[3]. Je la leur lirai à sept heures du soir, place Royale. Voulez-vous en être ? Vous serez bien reçu du fond du cœur. Ce sera une soirée qui nous rappellera des jours plus heureux.

Je vous serre la main. Nous choisirons, ce jour-là, le jour que vous me demandez pour dîner ensemble.

Votre vieil ami,
Victor[4].


À Sainte-Beuve.


21 octobre [1833].

Merci, mon ami, de vos deux bonnes petites lettres[5]. Je ferai en sorte que tout ce que vous désirez soit fait. On n’aura qu’à envoyer au théâtre la veille de la représentation[6]. Nous dînerons ensemble le jour que vous voudrez.

Je vous aime du fond du cœur.
Victor[7].
  1. Archives Spoelberch de Lovenjoul.
  2. Archives Spoelberch de Lovenjoul.
  3. Marie Tudor.
  4. Archives Spoelberch de Lovenjoul.
  5. Ces deux lettres n’ont pas été retrouvées.
  6. La 1re représentation de Marie Tudor eut lieu le 6 novembre 1833.
  7. Archives Spoelberch de Lovenjoul.