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Quatre heures et demie, samedi (7 septembre).

Il faut que je t’écrive quelques mots, mon Adèle bien-aimée. Il faut que tu saches combien ta douce lettre m’a causé d’émotion et de joie. J’y ai vu ce que tu ne m’avais pas dit dans la soirée, à mon grand chagrin, c’est que tu t’étais aperçue de mon absence jusqu’à six heures du soir.

J’aurais bien voulu t’écrire hier soir, mais la nécessité d’avancer ce roman était là, et j’ai travaillé assez avant dans la nuit. Aujourd’hui j’ai travaillé encore toute la journée, et je me récompense à présent en t’écrivant. Cependant il faut cesser, je devrais déjà être près de toi.

Adieu, mon ange chéri, pourquoi les mots me manquent-ils quand je voudrais te dire à quel point je te respecte et t’adore. Oh ! oui... Je t’embrasse et je t’embrasse encore.

Ton mari fidèle,
Victor.

Pourras-tu lire ce griffonnage, j’écris avec une plume qui n’en est pas une.