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Guillaume de Dissangy, chevalier ; Fauca, son épouse, et Guillemin, leur fils, demandèrent, en 1291, à être inhumés à Pontigny, et dressèrent un acte notarié, de peur qu’on ne changeât leur dernière intention. « Considérant, disent-ils, que les biens spirituels vont toujours croissant dans cette maison, et qu’ils s’y accroîtront de plus en plus, avec la grâce de Dieu. Comme nous désirons pourvoir au salut de nos âmes, nos dernières volontés sont d’y être inhumés. » Ils firent, à cette occasion, une donation de quatre-vingts livres de rente.

T. ii, p. 492.La même année,Guy, sire de Maligny, s’exprime ainsi dans une donation qu’il fait à l’abbaye : Pour la dévotion que je et mi devencier havons touz jours heu au diz religieux, je lor otroi, conferme et admortis à touz jours, toutes les terres et toutes les rentes que li diz religieux hont et tiennent de moy et de mes devanciers, soit en fié, rière-fié, justice, seignorie, aumone ou en héritaige.



SYMON.


T. i, p. 25.Symon fut trouvé digne de remplacer Étienne, après sa démission ; il joignait, à la science des saints, toute l’habileté’ que demande la direction d’une maison conventuelle. Les religieux qu’il conduisait avec autant de zèle que de douceur et de charité, marchaient à grands pas dans les voies de la perfection. Voyez pièces justificatives.Pour lui, il jouissait de cette paix, de cette tranquillité qu’une âme fidèle trouve dans la