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des marques de sa confiance, il lui conféra le pouvoir de donner tous les ordres mineurs aux religieux de son monastère, ainsi que de bénir les palles et autres ornemens ecclésiastiques. Il étendit ce privilège à tous ses successeurs.

Jean vit encore s’agrandir la fortune territoriale de son abbaye. En 1259, Thibault VII, dit le Jeune, roi de Navarre et comte palatin de Champagne, T. ii, p. 334.confirma plusieurs donations touchant des biens situés sur les terres de sa mouvance. On remarque une rente de sept livres dix sous tournois faite par les seigneurs de Maligny, une autre rente de cent quarante sous à Poinchy, quatre livres dix sous à Beine, cent sous donnés par Gaucher, seigneur de Poinchy, sur son cens de Jaulges, vingt sous tournois, légués par le vicomte de Ligny-le-Châtel sur Méry-le-Serveux.

Guy de Maligny, seigneur de Beine, étant sur le point de partir pour une croisade, fit un legs, de concert avec Marie, son épouse,pour faire célébrer l’anniversaire de chacun d’eux, « désirant, disent-ils, pourvoir au salut de nos âmes, nous avons légué à la bienheureuse Marie de Pontigny et aux frères qui y servent Dieu, soixante livres de rente sur nos censives de Beine. Il mourut en 1250.

T. iii, p. 86.En 1226, Étiennette de la Forterre, Pierre et Drouhin de Lignorelle, ses enfans, donnèrent en aumône à Dieu et à l’Église de Pontigny, pour le salut de leurs âmes et de celles de leurs ancêtres, ce qu’ils possédaient en droits seigneuriaux dans la terre de Carisey. Doët, seigneur de Flogny, légua pour son anniversaire un muid d’avoine, et cent