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de l’abbaye de pontigny.

clerc (1239) ; Gaultier, dit le Chat, et Agnès, son épouse. Pierre-le-Barbu donna sa personne et tous ses biens, meubles et immeubles (1252). Il y avait à Pontigny, comme ailleurs, dès le douzième siècle, à côté des moines profès, des frères lais ou convers, que leur ignorance des lettres réservait aux travaux corporels ; et des hommes libres qui, sous le nom d’oblats, se dévouaient au service des monastères. Pour marque de leur engagement, ils plaçaient des deniers sur leur tête, ou bien, ils mettaient leur tète sur l’autel.

Au treizième siècle, Nicolas, veuve de Hancius, l’orfèvre ; Thibaut-le-Cirier, clerc ; Marguerite, veuve de Jolivet Jacquenaux ; Despinaux, clerc, donnèrent des bâtimens dans la ville de Troyes, déclarant tous que c’était pour l’amour de Dieu qu’ils faisaient ses donations à religieuses personnes et honestes, l’abbé et le convent de Pontigny. La rue où se trouvaient ces bâtimens se nommait la rue de Pontigny ; elle touchait à la maison là où en fait la monoie de Troyes, c’est-à-dire, à l’hôtel de la Monnaie.

Voyez pièces justificativesLe village qui s’était formé au couchant de l’abbaye commençait à prendre de l’extension. Venousse était toujours la mère paroisse ; cependant, comme elle était à une demi-lieue de Pontigny, l’abbé obtint du Pape la permission de désigner des prêtres pour administrer les sacremens aux serviteurs de l’abbaye, et sans doute aux fidèles de Pontigny qui en demanderaient la permission. Ainsi l’abbaye commença à servir de paroisse, quoique le Pape eût dit : Que cela se fasse sans nuire à la juridiction d’autrui, c’est-à-dire à celle du curé de Venousse.