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C’est ainsi qu’un comité du Synode de Montréal de l’Église d’Angleterre au Canada déclarait récemment que « la propagande antisoviétique avait atteint de nouveaux sommets d’infamie ». Ce n’est là que l’opinion d’une petite minorité d’un groupe religieux, mais il est étonnant que ces personnes respectables n’aient tenu aucun compte des campagnes féroces de la presse de Moscou et des divers organes rouges, en maints pays, contre l’Angleterre et surtout contre les États-Unis.

Non moins aveugles sont ceux qui s’imaginent que les Soviets travaillent pour le bien de l’humanité. Jusqu’ici, ils poursuivent des fins purement politiques et nationalistes. Qu’ils fassent ce qu’ils voudront chez eux, c’est leur affaire. Ce contre quoi nous nous insurgeons, c’est que, par une organisation de propagande mensongère, dirigée de Moscou, ils fomentent ailleurs des troubles, sèment la confusion, empoisonnent l’opinion, encouragent la déloyauté et l’espionnage, et tout ça, pour des fins spécifiquement russes et non humanitaires.

Une telle conspiration mondiale contre nos libertés les plus chères trouvera son contrepoids, je le répète, dans une solide union démocratique dont le centre est Washington.

Il faudra ensuite gagner à la cause l’esprit des masses. On y parviendra par la coordination de toutes les agences démocratiques d’information et de culture, de façon à détruire à mesure les effets du poison et à projeter plus de lumière dans les esprits.

Il va sans dire qu’il ne s’agit pas, ici, d’accepter les yeux fermés toutes les décisions de la politique américaine qui n’a pas le don d’infaillibilité et dont l’inexpérience diplomatique a causé plus d’une erreur. Je parle d’une coopération intelligente en opposition à la plus vaste conspiration antidémocratique de notre époque.

Il faut que ça change !


L’argument le plus sérieux que l’on m’ait présenté en faveur du chambardement de nos institutions, le voici :


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