Ouvrir le menu principal

Page:Gustave Flaubert - Trois contes.djvu/214

Cette page a été validée par deux contributeurs.


de la même race et c’est un peu le même milieu. » (Lettre à Mme Roger des Genettes. Correspond., t. IV.)

L’état des ébauches indique en effet une grande indécision, de nombreux tâtonnements pour arriver à l’expression définitive. C’est ainsi que dans un exposé développé du conte, composé de 16 feuillets de papier blanc, la 1re page du chapitre I est reprise 9 fois et celle du chapitre II 7 fois. L’écriture en est illisible et il faut renoncer à suivre Flaubert à la recherche de sa phrase.

Il existe deux ébauches de Hérodias. Elles comprennent 118 feuillets de papier bleu grand format. Selon son habitude, Flaubert a tracé sa seconde ébauche au verso de la première après avoir barré celle-ci de deux traits en diagonale. La pagination est ici assez imprécise : quelques feuillets sont sans n° d’ordre, d’autres sont paginés en lettres, selon les reprises, et la plupart en chiffres.

Le dernier de ces 118 feuillets porte le n° 31 ; nous lisons au-dessous de la dernière ligne du conte : Comme elle était très lourde, ils la portaient alternativement, l’indication suivante :


Mercredi soir, 31 janvier 1877.
10 h. 10m._______


Ces deux ébauches donnent l’impression d’un travail prodigieux. Nous avons trouvé, mêlés à ces deux ébauches, les 22 premiers feuillets recopiés de Hérodias, mais néanmoins très surchargés. Il est fort probable que Flaubert, encore peu satisfait, avait entrepris une troisième ébauche de sa nouvelle.

Le manuscrit définitif est une copie, sans corrections, écrite par Flaubert.