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Page:Grangé et Millaud - Les hannetons.pdf/35

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––––––––––Voilà ces traits
––––––––––Et ces attraits
––––––Qui font encore mainte conquête.
––––––Comme autrefois, on devient fou
––––––Et l’on ressent là comme un choc,
––––––Quand mon jupon fait frou, frou, frou,
––––––Quand mes p’tits pieds font toc, toc, toc !

ENSEMBLE.
––––––Quand son jupon fait frou, frou, frou,
mon
––––––Quand ses p’tits pieds font toc, toc, toc !
mes

LE PRINTEMPS.

Ah ! vous êtes Manon Lescaut ?


LE JEUNE ACADÉMICIEN, à Manon.

Ah ça ! d’où viens-tu ?


MANON LESCAUT.

Ah ! mon cher, j’ai eu bien des aventures !… D’abord, on m’a fait chanter à l’Opéra-Comique ; de là, je suis allée au Gymnase, et maintenant, j’arrive du Vaudeville.


LE JEUNE ACADÉMICIEN.

C’est là que l’on te revoit.


LE PRINTEMPS.

Oui, au Vaudeville, on est gens de revue.


MANON LESCAUT.

Dame ! ce n’est pas ma faute.


LE JEUNE ACADÉMICIEN.

Non ! c’est celle des auteurs.


MANON LESCAUT.

D’un auteur !… et c’est à cause de lui que je vous en veux… la nouvelle académie vient de le recevoir dans son sein.


LE JEUNE ACADÉMICIEN.

Alors, ce sont des reproches ?


MANON LESCAUT.

Vous n’avez donc pas lu certaine préface que je ne veux pas qualifier ?


LE JEUNE ACADÉMICIEN.

Ah ! oui, la préface du monsieur de l’orchestre.


LE PRINTEMPS.

Non, non, la préface de Manon Lescaut… Je l’ai vue affichée sur tous les murs de Paris.


MANON LESCAUT.

M’abîmer ainsi, quand c’est à moi, ou du moins à mes pareilles qu’il doit sa réputation.