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sans arrêt son mouchoir…, surtout à n’en pas essuyer ses larmes, sinon ce serait un Adieu.

Ce n’est rien…

C’est qu’on vend les premières allumettes de la régie ; il y aura désormais des incendies français, voilà les pompiers dans leurs uniformes du second empire. C’est qu’on vend les premiers journaux, les premiers depuis celui qui circula l’hiver dernier, qu’on allait lire à tour de rôle, pour n’être pas surpris, dans la montagne, en pleine neige, malgré les rhumes, et les Allemands, qui pressentaient la ruse, regardaient de travers tous ceux qui éternuaient. C’est la bonne amie de Förstner, sans pudeur au bras d’un tringlot qu’un grand jeune homme tente d’avertir, tout rougissant :

— Bonne amie de Förstner, dit-il en la montrant du doigt.

— Excellente amie, répond le tringlot convaincu.