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le fort et le château saint-louis
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tendre ces nouveaux messagers ou ambassadeurs. Ceux qui s’y trouvèrent s’étant glissés en bon nombre de la salle du Château ou du Fort dans une galerie qui regarde sur le grand fleuve, cette galerie étant bien caduque, ne se trouva pas assez forte pour soutenir tant de monde, si bien qu’elle rompit, et tous les Français et Sauvages, les libres et les captifs, se trouvèrent pêle-mêle hors du fort, sans avoir passé par la porte ; personne, Dieu merci, ne fut notablement endommagé. Chacun étant rentré, les harangues et les présens se firent à l’ordinaire. »

Le 11 juillet de la même année (1658) arriva à Québec M. le vicomte d’Argenson, chargé du gouvernement de la Nouvelle-France en remplacement de M. d’Ailleboust (administrateur). Après un échange de compliments et de civilités, les deux personnages gravirent solennellement la côte de la Montagne, suivis des habitants de la ville et d’un certain nombre de nouveaux venus. « Ils montèrent tous en bel ordre au Château, » dit la « Relation ». « On lui présente (au nouveau gouverneur) les clefs à la porte, le canon jouant de tous côtés, et dans le Fort et sur les rivières, faisant rouler son tonnerre sur les eaux et dans les grandes forêts du pays. Ayant pris possession du Fort, il rend visite à Notre-Seigneur en l’église de la paroisse, puis en notre chapelle ; puis ensuite il se transporte à l’Hôpital et de là aux Ursulines. Voilà une belle journée. »

À l’intérieur du fort construit par Montmagny se trouvaient le château et quelques petits bâtiments dont l’un, au moins, devait servir de prison.

La Mère Marie de l’Incarnation écrivait, en 1659 : … « Notre Gouverneur (M. d’Argenson) est en campagne ; ce qui l’a fait sortir est que les Iroquois qu’il tenait pri-