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Page:Fournier - Souvenirs poétiques de l’école romantique, 1880.djvu/39

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A UNE BAIGNEUSE.

Jeter au vent, jeter à l’onde,
Le superflu de ses trésors ?

Ou bien, est-ce un cœur en démence,
De ses blessures ulcéré,
Qui revient, en désespéré,
Lutter avec la mer immense ?

Serait-ce enfin qu’ayant goûté
A mille coupes décevantes,
Elle demande aux épouvantes
Une suprême volupté ?

Que savons-nous ? Passons ; toute âme
A des replis fermés au jour….
Laissons ses secrets à l’amour
Et ses mystères à la femme !