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Page:Fournier - Souvenirs poétiques de l’école romantique, 1880.djvu/128

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DESBORDES-VALMORE (Mme MARCELINE). 112

Il dira : « C’est donc vous, chère àrne désolée !

La terre manque-t-elle à vos pas égarés ?

Chère âme, je suis Dieu : ne soyez plus trouhlée ;

Voici votre maison, voici mon cœur, entrez ! »

clémence ! ô douceur ! ô saint refuge ! ô Père !

Votre enfant qui pleurait, vous l’avez entendu !

Je vous obtiens déjà, puisque je vous espère.

Et que vous possédez tout ce que j’ai perdu.

Vous ne rejetez pas la fleur qui n’est plus belle,

Ce crime de la terre au ciel est pardonné.

Vous ne maudirez pas votre enfant infidèle.

Non d’avoir rien vendu, mais d’avoir tout donné.

SOUVENIR

Quand il pâlit un soir et que sa voiv tremblante

S’éteignit tout à coup dans un mot commencé ;

Quand ses yeux, soulevant leur paupière brûlante,

Me blessèrent d’un mal dont je le crus blessé ;

Quand ses traits plus touchants, éclairés d’une flamme

Qui ne s’éteint jamais,

S’imprimèrent vivants dans le fond de mon âme,

H n’aimait pas, j’aimais !