Page:Fosseyeux - Les Écoles de charité à Paris, 1912.pdf/43

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

siales, sont de deux sortes. Tantôt le bienfaiteur lègue un immeuble à destination d’école. Tantôt il lègue une rente pour l’entretien du maître ou de la maîtresse d’école. Quelquefois, il pousse la générosité jusqu’à fournir le local et la rente. Parmi les donateurs se trouvent beaucoup de curés et de vicaires : Duhamel. à Saint-Merry[1] ; Cl.-Fr. Talon, à Saint-Gervais[2] ; Mercier et La Brue, à Saint-Germain-l’Auxerrois[3] ; J.-B. Goy, à Sainte-Marguerite[4] ; M. Bonnet, à Saint-Nicolas-des-Champs[5] ; Pierre Marlin, à Saint-Eustache ; puis de riches paroissiens comme le duc de Charost, qui servait aux Frères des Écoles chrétiennes et aux sœurs une rente de 600 livres pour l’école de la paroisse de la Madeleine-de-la-Ville-l’Évêque[6], établissement très prospère jouissant à l’époque de la Révolution de 11,732 l. 9 s. de rentes[7] ; François Choart, administrateur de l’Hôtel-Dieu, qui avait laissé une rente à la paroisse Saint-Laurent pour l’entretien d’un prêtre maître d’école choisi concurremment par la fabrique et par les administrateurs de l’hôpital[8] ; Mme Gon de Vassigny, femme de Lefebvre de la Malmaison, conseiller au Parlement, qui avait légué 25,000 livres pour l’acquisition d’une maison dans la paroisse Saint-Louis-en-l’Ile[9] ; Mme Barthélémy, appartenant à une vieille famille de la paroisse Saint-Merry, oui donna en 1713[10] une maison du cloître Saint-Merry, affectée au logement des sœurs et à

  1. Donation du 30 juillet 1653 devant Gallois, notaire, 4,800 livres, soit 200 livres de rente données à l’Hôtel-Dieu pour fonder une école (C. Baloche, Histoire de Saint-Merry. Paris, 1912, in-8°, t. 1, p. 343).
  2. Arch. de l’Assistance publique, Hôtel-Dieu, legs Talon, 1648 (liasse 1184).
  3. Arch. nat., S. 3438.
  4. Arch. nat., L. 648. Contrats des 13 août 1700 et 4 mai 1715.
  5. Arch. nat., L. 688.
  6. Cette libéralité fut continuée par son fils le duc de Béthune-Charost, pair de France, dont l’hôtel, au faubourg Saint-Honoré, dépendait de cette paroisse : acte du 23 septembre 1757 (Arch. nat., L.679).
  7. Lebeuf, Histoire de Paris, éd. Cocheris, t. 1, p. 281.
  8. Acte du 20 janvier 1691 (Arch. nat., LL. 817, fol. 24, 33, 39, 89, 127) ; délibération de la paroisse Saint-Laurent, 1732-1777 ; procès-verbal de nomination, 10 juillet 1738, 21 août 1740, 8 septembre 1741, 27 juin 1751, 26 décembre 1762.
  9. Abbé Collignon, Histoire de la paroisse Saint-Louis-en-l’Ile. Paris, 1888, in-8°, p. 46.
  10. Arch. de l’Assistance publique ; contrat du 12 septembre 1713 devant Desnotz, notaire.