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Page:Flaubert - Notes de voyages, II.djvu/338

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Des ruines toutes pareilles et très fréquentes sur des éminences carrées, formées (sans doute) par les décombres et qui permettent de supposer les contours du monument. Cela est très fréquent : de demi-lieue à demi-lieue environ ; elles sont généralement à gauche de la route. Ça devait être de petits temples, des stations pour aller au Keff ? Au fond, par derrière, un mouvement de terrain bas.

La forme de Hammam-lif, la demi-lune, n’est pas rare.

Rencontré des hommes assis par terre : c’est un marié. — Jeune garçon qui joue d’une flûte longue, jaune, à taches noires, tout seul, pour eux quatre, dans la campagne.

Cette plaine, B’Hiret-el-Khelenkaz, n’en finit ! c’est désespérant d’uniformité. — À droite, c’est comme une succession de terrasses vues de flanc, ou bien un mur à divers étages. Puis on tourne à droite.

Keff sur un sommet, tout à droite, mais on a du mal à y arriver à cause des mamelons transversaux, obliques, qui présentent de profil leur ventre ; il faut monter sur chacun et le redescendre. D’en bas, à gauche, l’horizon qu’on a de la plaine est plein de montagnes, plusieurs ont la forme de demi-lunes ou de seins (une ressemble à Hammam-lif) ; mais, d’en haut, cet effet diminue.

DAREL-BEY. — Bains. — Nuit excellente. — Fontaine en grosses pierres de taille, eau claire, négresses battant le linge avec leurs pieds, éclaboussures d’argiles blanches partout ; une très maigre, dans l’eau jusqu’aux chevilles et retroussée jusqu’au haut des cuisses.