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Page:Flaubert - Notes de voyages, II.djvu/29

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Smyrniotes ; le Dr Raccord ; le Dr Camescasse, famille d’iceluy, sa fille en corsage de tricot rouge.

M. Pichon, consul ; Guillois, air d’avoir des engelures quoiqu’il n’en ait pas, carottier achevé ; le père Ledoux, bien nommé, pied-bot ; Carabette, a la figure au bas de sa perruque ; M. Dautin, inepte directeur de la poste.

Temps triste et ennuyeux tout le temps que j’ai été à Smyrne ; je suis nerveusement et moralement mal disposé, l’hiver approche.

Promenade à Boudja. — Weber nous accompagne. — Froid. — Nous montons. En haut de la montée, ruines blanchâtres d’un aqueduc, Boudja à gauche dans le fond, maisons entourées de jardins, petit cimetière turc. Nous traversons le village. — Halte dans un café, promenade aux aqueducs, il y en a trois. — Moulin. — Vue d’en bas, les pieds dans la rivière, l’eau déborde de l’aqueduc et tombe en nappe, le soleil passe à travers, il perce aussi les filets d’eau tombant des arcades supérieures. — Retour par la petite vallée Sainte-Anne. — Couvent grec, grande bâtisse blanche. — Nous rencontrons des chasseurs à l’affût.

Promenade à Bournabah. — Un autre jour, je vais tout seul à cheval, suivi du drogman Théodore (Stéphany a la fièvre). Au premier village à droite, en sortant de Smyrne, après le grand champ, on tourne à gauche. Au milieu du chemin passe une Grecque en vêtement blanc, nu-pieds, nu-col, nu-tête ; je ne me rappelle plus ses traits, mais c’était d’un très grand style comme ensemble. — Route pavée entre des verdures, elle incline à droite.