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effrayant). Pour s’en débarrasser, il fallait d’abord soulever les œillères, les remonter, puis passer la main en dessous, dans le casque, et défaire l’épingle d’une charnière intérieure qui retenait la mentonnière. Cette mentonnière étant divisée en deux, il fallait faire ce qui précède pour chacun des côtés. Ils fermaient, du reste, exactement, croisant même un peu l’un sur l’autre ; pour mieux maintenir les deux parties, on les attachait par le bas à l’aide d’une petite courroie passant dans des trous.

À l’un de ces casques, il y a, sur le côté gauche, un bouton avec un bout de lanière, le tout en bronze. La quantité d’ornements, leur poids et leur forme pompeuse me font présumer que c’étaient des casques de théâtre ou d’apparat, il me paraît impossible que ce fussent des casques militaires ; de gladiateurs, peut-être ? Sur les bords de la crête de ces casques, des trous ; à l’un d’eux, des anneaux, sans doute pour attacher des panaches.

À des casques plus simples et plus légers il n’y a pas de ces visières (de casquette), abat-jour, et au lieu d’œillères ce sont tout simplement des trous pour les yeux.

Des casques ont seulement, pour garantir le visage, deux longues oreilles faisant partie du casque même, et qui tombaient sur les joues. À l’un d’eux, elles imitent la silhouette d’une tête de bélier (le nez en bas).

Quant au nez, il était à peine protégé par une petite languette de bronze, très mince et par l’extrémité s’élargissant un peu en trèfle.

Le casque de la sentinelle trouvé avec le crâne dedans