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Page:Flaubert - Notes de voyages, II.djvu/191

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son encensoir, le corps suit l’encensoir, les deux ne font qu’un. Le Chérubin lui-même est-il autre chose ?

CORRÈGE. La Sainte Vierge connue sous le nom de la Zingarella, ou de la Madona del coniglio. — Les pieds embobelinés de bandes et la tête idem, coiffure très vraie ; accroupie de fatigue sur l’enfant, qui repose endormi sur son sein ; vêtue d’une draperie de drap bleu ; sur les épaules, une manche blanche. À gauche, un lapin blanc qui broute. Beau, d’intention et d’effet, c’est bien la Bohémienne proscrite et harassée. Très empâté, très riche de couleur. Pourquoi des tons bleus et rouges sous la manche de chemise blanche du bras droit ?

BASSANO. Le Christ ressuscite Lazare. — Grande toile, recherche de la couleur. Lazare se lève de dessus une pierre où sont écrits des caractères hébreux. À droite, une femme qui a un dos et un bras couleur brique. La teinte de Lazare est fausse, ardoise et rouge au bleu de livide ? La tête assez belle, ainsi que celle du Christ. Ensemble peu fort.

FABRICIO SANTAFEDE. La Sainte Vierge avec l’Enfant Jésus. — La Vierge exaltée, les pieds posés sur le croissant de la lune, présentant le sein au Bambino. Tête charmante de la Vierge, blonde ; ses cheveux, couronnés d’un diadème d’or, à améthystes peu nombreuses, s’en vont de droite à gauche. Petit sein fin. En bas, saint Marc ou saint Jérôme (et lion) : belle tête, douce, barbe en deux pointes par le bas. De l’autre côté de saint Marc, un autre homme (un évangéliste ? saint Pierre ? ). Petite draperie violette sur le bras