Ouvrir le menu principal

Page:Flaubert - L’Éducation sentimentale éd. Conard.djvu/677

Cette page a été validée par deux contributeurs.


P. 455. Malgré la loi contre les attroupements. — Grâce à cette loi, de nombreuses arrestations eurent lieu sur les boulevards.

P. 456. Vive Napoléon ! — Louis Napoléon était rentré en France après la Révolution de Février.

« Il accourut à Paris et adressa la lettre suivante au Gouvernement provisoire :

Paris, le 28 février 1848.
Messieurs,

Le peuple de Paris ayant détruit, par son héroïsme, les derniers vestiges de l’invasion étrangère, j’arrive de l’exil me ranger sous le drapeau de la République, qu’on vient de proclamer. Sans autre ambition que celle de servir mon pays, je viens annoncer mon arrivée aux membres du Gouvernement provisoire, et les assurer de mon dévouement à la cause qu’ils représentent, comme de ma sympathie pour leurs personnes.

Recevez, Messieurs, l’assurance de ces sentiments.

« Louis-Napoléon Bonaparte. »

« Malgré cette adhésion spontanée de Louis-Napoléon à la République, le Gouvernement provisoire ne crut pas prudent de l’autoriser à séjourner en France, tant que l’Assemblée nationale n’aurait pas décidé du sort des anciennes familles régnantes que les lois tenaient exilées.

« Louis-Napoléon retourna en Angleterre.

« Il laissait à Paris quelques amis dévoués, qui travaillèrent avec ardeur à réunir les éléments d’un parti napoléonien. Des journaux furent créés, des brochures répandues, tous les moyens de propagande mis en œuvre pour populariser le nom de Louis-Napoléon. La prodigieuse influence que le souvenir de l’Empereur exerçait encore sur le peuple des villes et des campagnes rendait cette tâche facile. Aussi eut-elle un succès aussi rapide que considérable. Dès les premiers jours de mai jusqu’aux journées de Juin, le cri de « Vive Napoléon ! » fut souvent le cri dominant dans les agitations populaires. » (Eugène Ténot, Paris en décembre 1851, p. 8 et 9.)

P. 456. À bas Marie ! — C’était Marie qui avait soutenu, avec beaucoup de véhémence, à la tribune de l’Assemblée, le projet de loi sur les attroupements.

P. 456. Le bannissement des d’Orléans. — L’Assemblée constituante vota le bannissement des d’Orléans le 26 mai 1848. Le lendemain, elle abrogeait la loi de bannissement contre les Bonaparte.

P. 457. Proudhon. — Proudhon (1809-1865) avait publié, en