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Page:Flaubert - L’Éducation sentimentale éd. Conard.djvu/669

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cession de mine de sel gemme. L’intermédiaire avait été le général Cubières, pair de France et deux fois ministre, en 1839 et 1840.

Teste fut condamné le 17 juillet 1847, par la Chambre des pairs, à la dégradation civique, à 94,000 francs d’amende et à trois années d’emprisonnement. Le général Cubières et ses complices Pellapra et Parmentier furent condamnés à la dégradation civique et chacun à 10,000 francs d’amende.

P. 379. La duchesse de Praslin. — La duchesse de Choiseul-Praslin, fille du maréchal Sébastiani, fut assassinée dans la nuit du 17 au 18 août 1847. Elle vivait en mauvaise intelligence avec son mari ; celui-ci fut convaincu par l’instruction, malgré ses dénégations, d’avoir été l’auteur du crime. Emprisonné, et sur le point de comparaître devant la Chambre des pairs, il se suicida le 21 août sans avoir avoué. L’opinion se passionna pour cette affaire. Il se trouva même des gens pour prétendre que le duc de Choiseul ne s’était pas suicidé, mais avait réussi à s’évader et vivait en Angleterre.

P. 380. La Démocratie pacifique. — La Démocratie pacifique, « journal des intérêts des gouvernements et des peuples », était un organe fouriériste, qui parut du 1er août 1843 au 30 novembre 1851 sous la direction de Victor Considérant.

P. 380. Le jongleur de l’Hôtel de Ville. — Allusion à une caricature qui eut beaucoup de succès sous Louis-Philippe et qui représentait le roi en escamoteur : « Tenez, messieurs, disait-il, voici trois muscades : la première s’appelle Juillet, la seconde Révolution et la troisième Liberté. Je prends la Révolution qui était à gauche, je la mets à droite ; ce qui était à droite, je le mets à gauche. Je fais un micmac auquel le diable ne comprend goutte, ni moi non plus : je mets tout cela sous le gobelet du juste milieu, et avec un peu de poudre de non-intervention, je dis passe, impasse et contre-passe… Tout est passé, messieurs ; pas plus de Liberté et de Révolution que dans ma main… À un autre, messieurs. »

P. 380. L’ami du traître Dumouriez. — En 1793, Louis-Philippe, alors duc de Chartres, servait comme général sous les ordres de Dumouriez ; il prit la fuite avec ce dernier pour éviter d’être arrêté par les commissaires de la Convention.

P. 380. Il trouvait Louis-Philippe poncif, garde national, tout ce qu’il y avait de plus épicier et bonnet de coton. — Ces reproches furent adressés à Louis-Philippe pendant tout son règne et con-