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marier, mais cette explication délicate ne pouvait avoir lieu qu’entre elle et lui.

En ce moment, ce qui Je préoccupait surtout, c’était le recul de l’entretien qu’il sollicitait.

Il allait s’enquérir de la santé de celle qu’il aimait, quand une ombre s’encadra dans la porte.

Cette ombre était une femme qu’il ne reconnaissait pas.

— Christiane… cria Mme Gendel, tu es insensée de te montrer ainsi !… Veux-tu te retirer !

Mais Christiane s’avança et, sans un mot, se plaça devant Robert Bartale.

Ce dernier, pétrifié, ne pouvait articuler un son. Il recula.

— Tu nous fais peine ! Rentre dans ta chambre… cria encore Mme Gendel, en voilant ses yeux de ses mains.

— Maman, laisse-moi avec M. Bartale, murmura la jeune fille d’une voix étouffée.

— Mais, tu souffres ! Tu parleras un autre jour… Ma fille s’est trompée de flacon, expliqua-t-elle rapidement à Robert et vous voyez le résultat ! Ah ! Christiane que tu es bizarre. Quelle idée tu as eue de te montrer ainsi…

Elle sortit

La jeune fille ouvrit les volets bien au large. Les beaux rayons de soleil pénétrèrent dans le salon et éclairèrent son visage

Elle regarda Robert. Des larmes brillaient dans les yeux de ce dernier. Elle s’approcha de lui.

— Vous m’avez aimée… Considé-