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Ce n’était plus une Bertranne Fodeur concentrée, mais une femme transfigurée, avec des joues roses, des yeux brillants. Ses cheveux noirs, eux-mêmes, vivaient plus luisants, plus ondés. Son front blanc, dégagé du chapeau qu’elle lança sur un fauteuil, illumina toute la pièce.

— Tu ne m’attendais guère, à cette heure-ci ! s’écria-t-elle en s’avançant pour embrasser son amie.

— J’avoue que non, mais c’est une joie pour moi de te voir.

Tout naturellement, Mlle Gendel pensa que Bertranne connaissait ses fiançailles par sa mère, et venait pour l’en féliciter. Elle attendit donc les compliments d’usage.

— Tu me trouves métamorphosée, n’est-ce pas ? continua l’étudiante