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MADELEINE BOUVART. 211 Je fis donc prendre le jeune homme par un sergent de confiance et le fis tuer à coup de tomahawk, sous les yeux paternels. Puis ce fut le tour du vieux. Ah ! pour celui-là, je fus miséricordieux. Je me contentai de le faire fusiller, ce qui n’em¬ pêcha point mon sous-officier en verve de les scalper tous deux, (i) Quels temps c’était là ! St. Joachim, Ste. Anne, le Château-Richer, l’Ange-Gardien, Montmorency, tous ces villages flambèrent comme s’ils eussent été construits en tondre. (2) On savait faire la guerre alors ! c’étaient le canon, la fusillade, la torche qui commandaient, tandis qu’aujourd’hui il faut y aller prudemment à grands coups de proclamations. Madeleine n’avait pas entendu ces dernières pa¬ roles du général. (1) There were several of the enemy kllled, and wounded, and a rew priaoners taken, ail of whom the barbarous Captaln Mont- Smery, who oommanded us, ordered to be butohered in a most huma n and cruel manner; particularly two, whom I sent pri- soners by a sergeant, after glving them quarter, and engaglng that they should not be killed, were one shot, and the other knocked down wlth a Tomahawk (a little hatchet) and both scalped in my absence. Journal of Lieut. Malcolm Fraser, 1760. (2) We burned and destroyed upwards of 1,400 fine fiarm houses, for we during the siege where master» of a great part of their country along shore, and parties were almost continually kept out ravaging the country ; so that it will take them half a century to recover the damage. Journal of the expédition up the river St, Lawrence publié dans le New York Mercury du 31 Décembre 1869.