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LE MAHA-BHARATA.

mille, comme le feu naît du frottement de l’arant pour détruire le bois, d’où il est sorti. 2276-2277.

» Interpelés par Krishnâ elle-même, ces hommes n’ont pas répondu un seul mot : donc, ils pensent que la fille de Droupada fut légalement gagnée. 2278.

» Et toi, fils de Dhritarâshtra, tu es partagé avec eux d’opinion, mais seulement par sottise ; ce qui t’a fait dire au milieu de cette assemblée une parole, que tu penses d’un vieillard et qui est d’un enfant. 2279.

» Le devoir ne t’est pas exactement connu, frère puîné de Douryodhana, puisqu’au sujet d’une femme, qui a été bien gagnée, tu dis avec si peu d’intelligence : « Elle n’a pas été perdue ! » 2280.

» Comment peux-tu croire, fils de Dhritarâshtra, que Krishnâ n’a pas été gagnée, quand le frère aîné des Pândouides avait risqué en pleine assemblée tout ce qu’il avait ! 2281.

» Draâupadî était une partie intégrante de son avoir, éminent Bharatide. Comment donc peux-tu penser qu’une femme si justement gagnée, n’a pas été perdue ? 2282.

» Draâupadi fut désignée par son nom : l’enjeu fut approuvé des Pândouides : sur quelle raison appuies-tu cette opinion qu’elle n’a pas été gagnée ? 2283.

» Tu penses qu’il fut contraire au devoir de l’amener dans la salle, vêtue d’un seul habit : écoute là-dessus ma parole suprême. 2284.

» Les Dieux ont statué que la femme aurait un seul époux : celle, qui appartient à plusieurs, est justement appelée une courtisane. 2285.

» Qu’on l’ait amenée dans la salle, il n’y a rien là d’extraordinaire, à mon avis ! Qu’elle eût un seul vêtement ou