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LE MAHA-BHARATA.

deux héros, fils et père, les plus saints des brahmes et qui ne cessent jamais de mériter des éloges ! 1530.

» L’un ou l’autre de ces deux, à mon avis, détruirait la terre avec tous ses êtres animés ou inaniuiés, sans qu’il en restât rien, dans sa colère ! 1531.

» En effet, je ne vois pas un monarque égal à Drona dans la bataille ; je n’en vois pas un seul égal à Açvatthâraan : et tu ne sens pas le désir, Bhîshma, de louer ces deux personnes ! 1532.

» Je ne vois sur la terre, que bornent les mers, aucun homme, qui soit pour eux un adversaire de force égale. Je ne parle pas de l’Indra des rois, Douryodhana aux longs bras, 1533.

» Du monarque Djayadratha au courage inébranlable, guerrier consommé dans la science des armes ! Je tais encore Drouma, l’instituteur des Kimpouroushas, héros d’une vaillance renommée dans le monde, et Ip vieux maître des enfants de Bharata, et Kripa le Çaradvatide ! 1534-1535.

« Pourquoi, gardant le silence sur Roukmi à l’immense vigueur, le plus grand des homuies, le plus éminent de tous ceux, qui tiennent un arc, n’as-tu d’éloges que pour Kéçava ? 1536.

» Pourquoi, couvrant du silence l’énergique Bhîshmaka, et Dantavakra à la grande vigueur, le monarque de la terre, n’as-tu d’éloges que pour Kéçava ? 1537.

» Pourquoi ne loues-tu pas Bhagadatta, Yoûpakétou et Djayatséna le Magadhain, Virâta et Droupada, Çakouni à la grande force ? 1538.

» Couvrant de ton silence Vinda et Anouvinda, ces deux rois d’Avanti, le sublime roi du Pândya, Çwéta,